Kewan Mertens

Chercheur invité, Post-doc au Department of Earth and Environmental Sciences, University of Leuven


  • Présentation



Projet de recherche post-doc : « Opening the black box of nature valuation: the case of UNESCO nature parks in Europe ».

J’ai contacté le professeur Doganova il y a plus d’un an pour faire une demande de bourse Marie Curie qui me permettra de travailler au CSI sur la question de l’évaluation environnementale. Le projet, nommé NatUval, vise à développer des connaissances empiriques sur la manière dont l’évaluation environnementale façonne les rôles des personnes, des objets, des concepts et des méthodes associés à la gestion et à la justification des parcs naturels, ainsi que les relations entre ces acteurs. Différentes pratiques d’évaluation coexistent actuellement dans les instituts internationaux de conservation de l’environnement. L’objectif est (1) de conceptualiser la manière dont les valeurs sont attachées aux écosystèmes et aux paysages dans ces instituts et (2) d’élaborer une première typologie des pratiques d’évaluation environnementale afin (3) de définir les grandes lignes d’une recherche empirique systématique et à long terme sur la performance de l’évaluation environnementale et ses conséquences pour la gestion de l’environnement.

En me basant sur mon expérience antérieure et sur les principes de recherche de la grounded theory et de la théorie de l’acteur-réseau, mon approche systématique consistera à développer et à appliquer une boîte à outils analytique sur deux études de cas contrastés afin (1) d’évaluer les similitudes et les différences ainsi que les complémentarités et les frictions entre les différentes pratiques d’évaluation et (2) d’évaluer le travail performatif d’un échantillon sélectionné d’outils d’évaluation. NatUval combine des analyses de documents avec l’observation participative de réunions et des entretiens approfondis avec le personnel et les bénévoles autour de deux parcs naturels en Europe et à l’UNESCO et l’UICN. Les enseignements tirés de ces études de cas seront utilisés pour mettre à jour la boîte à outils analytique et élaborer une typologie des outils d’évaluation.

En attendant une réponse en février 2021, j’espère que mon séjour actuel au CSI me permettra (1) d’acquérir des compétences plus pratiques en matière de STS, puisque pour l’instant j’en connais surtout la théorie ; (2) de rencontrer des personnes qui peuvent m’inspirer, me conseiller ou me mettre en contact avec d’autres personnes qui sont intéressantes pour mes recherches ; et (3) de poursuivre deux projets de recherche existants. Le premier projet de recherche adopte une approche STS des politiques de réduction des risques de catastrophes (au moyen d’un “serious game”) tandis que le second vise à étudier le processus de traduction des pratiques agricoles dites écologiques en services écosystémiques quantifiables. C’est surtout sur ce dernier projet que j’aimerais progresser au cours du mois qui vient.